Dans les forêts de Sibérie de Sylvain TESSON

Publié le par troumoulou

☆★★★★ Résumé

Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

L'auteur

Sylvain Tesson est né en 1972. Aventurier et écrivain, membre de la Société des explorateurs français, il s'est fait connaître avec un remarquable récit de voyage, L'axe du loup : De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du Goulag. Son premier recueil de nouvelles, Une vie à coucher dehors, s'inspirant de ses nombreux voyages, reportages et documentaires, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2009.

Pourquoi ce livre

Je ne serai pas originale si je vous dis que ce fut la selection du mois d'avril 2016 du club mangoandsalt

Le thème du mois "nature et voyage" m'attirait et etait dans mes lectures de predilections.

Dans les forets de Siberie n'était pas mon choix, mais je choisi de lire regulieremnt la selection de mangon&salt.

L'invitation au voyage était belle et éveillait ma curiosité.

De plus le livre était en rayon dans ma médiathèque favorite, l'occasion était belle, aussitot dit, auusitot emprunté.

Le pitch

Sylvain Tesson, pour rassasier son besoin de liberté, a trouvé une solution radicale et vieille comme les expériences des ermites de la vieille Russie : s’enfermer seul dans une cabane en pleine taïga sibérienne, sur les bords du Baïkal, pendant six mois. De février à juillet 2010, il a choisi de faire l’expérience du silence, de la solitude, et du froid. Sa cabane, construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, est un cube de rondins de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à six jours de marche du premier village et à des centaines de kilomètres d’une piste. Vivre isolé du monde nécessite avant tout de s’imposer un rythme. Le matin, Sylvain Tesson lit, écrit, fume, ou dessine. Puis ce sont de longues heures consacrées à la vie domestique : il faut couper le bois, déblayer la neige, préparer les lignes de pêche, réparer les avanies de l’hiver… Le défi de six mois d’ermitage, c’est de savoir si l’on réussira à se supporter. En cas de dégoût de soi, nulle épaule où s’appuyer, la solitude finira par se révéler fertile : quand on n’a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux ; le carnet de note, un compagnon poli. C’est ce journal que nous offre à lire Sylvain Tesson. Il nous fait partager son expérience.

Mon avis

Introspection, réflexion, méditation… Tout cela est présent. Six mois pour faire le tour de soi-même et aussi du monde qui nous entoure. Solitude, monotonie et longueur tel pourrait être pour moi le sous titre de cet ouvrage qui décidément ne pas pas vraiement inspirée. Je me suis ennuyée à suivre pendant 6 mois les peregrinations d'un citadin en mal de nature et d'introspection. Sylvain Tesson avait emporté avec lui beaucoup de lecture et il fait très souvent des parallèles entre les pages qu'il dévore et ce qui lui sert de cadre d'existence.

Decidement le style "nature writting" ou litterature des grands espaces : genre littéraire où se mêle l'observation de la nature qui nous entoure et des considération autobiographiques, n'est pas mon style de prédilection du moins à la sauce Tesson.

Ma note : ☆★★★★

Publié dans Lecture

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