BAKHITA de Véronique OLMI

Publié le par Troumoulou

Résumé  óóóóó

BAKITA- Véronique OLMI

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion.
Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.

Avec une rare puissance d'évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d'âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu'elle soit razziée.

Mon avis

Bakita ,c'est une petite fille capturée à l'age de 7 ans.   Devenue esclave, domestique puis religieuse en Italie et canonisée par le pape en 1992. C'est l'histoire de son combat pour survivre, une histoire dure, triste et forte.  

Elle a 7 ans lorsqu'elle est razziée dans son village natal du Soudan par les négriers musulmans. Elle subira les épreuves les plus dures,les coups, la souffrance. Elle trouvera une énergie et une force incroyable pour survivre à des conditions de vie insupportables : l'isolement, la peur, la douleur, les longues marches attachée aux fers, le viol. Garder l'espoir grâce à Binah, sa compagne de misère avec qui elle sera vendue. L'espoir par la fuite, l'espoir de retrouver sa soeur vendue bien avant elle...
L'arrivée au harem, alors qu'elle a moins de douze ans. C'est encore une enfant et elle a déjà tout subi : torture, scarification, abus et violence. elle a vu des sœurs, compagnes d'infortune, mourir de souffrances abominables.
Vendue pour la cinquième fois à un consul italien, cette rencontre va changer sa vie et la mener en Italie où elle 
arrive à la fin du XIX siècle . Là elle devient un objet de curiosité, on la touche, on la goûte, on craint de la voir déteindre. Elle est la figure du diable.

On la craint même dans la communauté religieuse où elle se retrouve ; elle est si noire ! 

Celle que l'on nommera "La Moretta" accepte son sort. 

Puis elle rencontrera Stefano qui veut l'adopter, lui donner une éducation.

Elle ira étudier chez les sœurs de Venise, elle y rencontrera la foi, "l'illumination".

Elle donne sa vie à Dieu et aux autres, aux petites élèves qu'elle va choyer et protéger.

 

Un livre prenant, riche en émotions. Une écriture rythmée avec de courtes phrases, pour décrire un destin difficile. 

A lire.

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Publié dans Lecture

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