Santé maternelle et infantile : La barrière financière à l'accés aux soins, une réalité au Burkina faso

Publié le par troumoulou

lundi 11 février 2013 article le faso net
 Le coût des actes médicaux et des ordonnances dissuade les populations en général, particulièrement celles vulnérables (les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans) à fréquenter les centres de santé même en cas d’urgence. Si cette situation constitue une réalité dans les zones rurales, elle est aussi perceptible dans les grands centres urbains et dans leurs environs. A Saaba, commune rurale de la région du Centre, où nous avons passé une journée au CSPS, des cas confirment la réalité de la barrière financière à l’accès aux soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
  l'article complet 
ICI le lien à suivre : Santé maternelle et infantile : La barrière financière aux soins, une réalité à Saaba

A mettre tout ceci en opposition aux projet pilotes de  terres des hommes menés au Burkina  sur les districts de Tougan et Séguénéga

et 0.7 % du budget national suffirait à augmenter les fréquentations des centres et avoir un réel impact sur la sante infantile et prénatale

Pour être en bonne santé, il faut bien s'alimenter. Malheureusement, bien des Burkinabè à l'instar d'autres peuples d'Afrique n'arrivent pas à répondre à cette exigence. Conséquence : beaucoup, notamment les enfants et les femmes, meurent de malnutrition.

 

Pour éviter cela, la fondation Terre des hommes a mis en place grâce à un financement de l'Union européenne un ensemble d'actions pour la santé et la nutrition. Elles sont entreprises au profit des enfants de 0 à 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes dans les districts sanitaires de Tougan et de Séguénéga.

Pour la fondation Terre des hommes,  l'exemption de paiement pour les soins de tous les enfants de moins de 5 ans et pour les femmes enceintes est l'une des solutions les plus efficaces pour permettre à une population extrêmement pauvre de bénéficier de son système de santé.

Le mécanisme de tiers-payant mis en place par la fondation Terre des hommes est financé par la Commission européenne à travers sa Direction générale d'aide humanitaire.

Une hausse de la qualité des soins

Pour 2 700 F CFA par an et par enfant ( soit 4,12 euros) , il a permis de multiplier par sept la fréquentation des centres de santé tout en permettant une hausse de la qualité des soins.

 A l'échelle nationale, cela reviendrait pour les 3 millions d'enfants de moins de 5 ans au Burkina Faso à environ 7,8 milliards de F CFA, soit 0,7% du budget national.

80 000 enfants pris en charge

Selon le chef du projet santé maternelle et infantile et nutrition, le docteur Noël Adannou Zonon, près de 80 000 enfants ont pu être pris en charge par le projet dans les deux districts. Le nombre de contact s'élève à environ 250 000, soit trois contacts par enfant, a-t-il précisé.

A en croire le Dr Zonon, le taux des accouchements assistés dans les deux districts a considérablement augmenté ainsi que celui de la fréquentation des centres sanitaires par les adultes. Le taux de la malnutrition a, quant à lui, connu une baisse, a-t-il confié.

Dans son mot introductif, le délégué de Terre des hommes au Burkina Faso, Thierry Agagliate, a souligné l'importance du projet et de ses avantages pour les populations.

Les animateurs de la conférence n'ont pas manqué d'apporter des éléments de réponse aux différentes questions des hommes de médias. Ils ont, par ailleurs, accueilli favorablement les contributions des différents représentants des organismes internationaux qui ont assisté à la conférence de presse.

La gratuité des soins est rentable : la preuve par un projet pilote au Burkina Faso

Publié dans Burkina Faso, Afrique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article